← Tous les articles

Bourse · 22 septembre 2026

Crowdfunding : de 5,75 % à 15,8 % par an, voici mon retour après plusieurs années d’investissement

Immobilier, entreprises, agriculture… J’investis depuis plusieurs années dans des projets via Bienprêter, Bricks.co, MiiMOSA et La Première Brique. Les rendements peuvent être séduisants, mais mon expérience m’a aussi confronté aux retards et aux impayés. Voici pourquoi je continue malgré tout — et pourquoi je diversifie énormément.

Immobilier, entreprises, agriculture… Depuis plusieurs années, j’investis dans différents projets via Bienprêter, Bricks.co, MiiMOSA et La Première Brique. Les rendements affichés peuvent être particulièrement attractifs, mais derrière ces chiffres se cachent aussi des retards, des impayés et un véritable risque de perte en capital. Voici ce que mon expérience m’a appris.

Tout le monde parle de Bourse, d’ETF et de cryptomonnaies. J’y investis moi-même, mais il existe une autre manière de placer une partie de son argent que j’utilise depuis plusieurs années : le crowdfunding, ou financement participatif.

Le principe est assez simple. Au lieu d’investir uniquement sur les marchés financiers, je peux participer au financement d’une entreprise ou d’un projet précis, par exemple dans l’immobilier ou l’agriculture. En contrepartie de l’argent prêté et du risque que j’accepte de prendre, l’emprunteur me verse des intérêts selon les modalités prévues au départ.

C’est une forme d’investissement que j’apprécie parce qu’elle me permet de savoir concrètement ce qu’une partie de mon argent contribue à financer. Mais c’est aussi un univers dans lequel les rendements affichés peuvent rapidement faire tourner la tête : parmi les projets auxquels j’ai participé,** les taux vont d’environ 5,75 % jusqu’à 15,8 % par an. ** Quand on voit 15,8 %, la tentation est évidemment de sortir la calculatrice pour savoir combien cela peut rapporter. Avec l’expérience, j’ai plutôt appris à me poser la question inverse : pourquoi une entreprise est-elle prête à payer aussi cher pour obtenir mon argent ?

15,8 % par an : un rendement élevé n’est pas un cadeau

L’un de mes investissements les plus récents se trouve sur Bienprêter, sur un projet affichant un taux annuel de 15,8 % pendant 36 mois. Le financement comporte notamment une hypothèque conventionnelle et une caution solidaire, ce qui constitue évidemment une information à prendre en compte lorsque j’étudie le dossier.

Mais ces garanties ne rendent pas le placement sans risque, et le taux de 15,8 % ne tombe pas du ciel. Lorsqu’un emprunteur accepte un coût de financement aussi important, je veux comprendre pourquoi il utilise cette solution, comment le projet doit générer suffisamment de trésorerie pour rembourser le capital et les intérêts, et ce qu’il pourrait se passer si le scénario prévu ne se déroule pas comme annoncé.

Dans mon cas, cet investissement est encore beaucoup trop récent pour savoir comment il se terminera. Je peux donc parler aujourd’hui d’un taux contractuel de 15,8 %, mais certainement pas affirmer que j’aurai réellement obtenu ce rendement au terme de l’opération.

Cette distinction peut sembler évidente, pourtant elle change complètement la façon de regarder ces investissements : un taux affiché n’est pas un rendement acquis.

Mes retards de paiement m’ont davantage appris que mes investissements sans problème C’est aussi pour cela que je trouve intéressant de parler de mes expériences moins parfaites. Il serait facile de sélectionner quelques projets à 10 ou 15 %, de montrer les intérêts encaissés et de présenter le crowdfunding comme une machine à rendement, mais ce ne serait absolument pas représentatif de la réalité.

Sur MiiMOSA, par exemple, je possède un investissement affichant seulement 5,75 % par an sur 36 mois, avec remboursement mensuel du capital et paiement mensuel des intérêts. Le prêt approche aujourd’hui de son terme, mais deux échéances sont actuellement indiquées comme impayées.

Cela ne signifie pas que Miimosa est une mauvaise plateforme, ou que je perdrai cet argent, car un retard de paiement et une perte définitive sont deux choses très différentes. En revanche, cette situation montre parfaitement pourquoi je ne considère jamais qu’un projet à 5 ou 6 % est automatiquement « tranquille » simplement parce qu’un autre propose 12 ou 15 %.

J’ai rencontré une autre situation avec Bricks.co sur un projet affichant 10 % par an. Des difficultés ont entraîné des retards, certaines échéances ont ensuite été régularisées, tandis que les dernières informations communiquées faisaient encore état d’un décalage concernant certaines régularisations et un remboursement partiel du capital. Là encore, cela ne signifie pas automatiquement une perte, mais cela montre que le calendrier théorique présenté au moment d’investir peut être très différent de ce que l’on vit réellement pendant plusieurs mois.

C’est d’ailleurs un risque sur lequel l’AMF attire régulièrement l’attention : le financement participatif peut entraîner des retards ou des défauts de paiement, une immobilisation du capital et, dans certains cas, une perte partielle ou totale de l’investissement.

Article de l'AMF : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/comprendre-les-produits-financiers/financement-participatif-crowdfunding/crowdfunding-financement-participatif-une-nouvelle-facon-dinvestir

Le taux ne suffit donc pas pour comparer deux projets

Un point important : le fait qu’un projet rencontre des difficultés ne signifie absolument pas que la plateforme qui l’a proposé est mauvaise. Une plateforme sélectionne et analyse les dossiers, mais elle ne peut pas garantir qu’un emprunteur ne rencontrera jamais de problème pendant toute la durée du financement. Des retards, voire des défauts, font partie des risques inhérents à cette classe d’actifs. Ce qui m’intéresse donc autant que la sélection initiale des projets, c’est la manière dont la plateforme informe les investisseurs, suit les dossiers en difficulté et agit lorsqu’un remboursement ne se déroule pas comme prévu. C’est aussi pour cette raison que je continue d’utiliser certaines plateformes sur lesquelles j’ai pourtant connu des retards : un projet qui se passe mal ne suffit pas, à lui seul, à juger de la qualité d’une plateforme.

Mes différentes expériences m’ont progressivement fait changer ma manière d’analyser le crowdfunding. Je regarde évidemment toujours le rendement potentiel, puisque personne n’investit à 10 % en faisant semblant de ne pas voir le 10 %, mais ce chiffre arrive désormais au milieu d’un ensemble beaucoup plus large de questions.

Je cherche notamment à comprendre qui emprunte, ce que l’argent doit financer, la durée du prêt, la manière dont le capital sera remboursé, la situation financière du porteur de projet et les garanties éventuellement proposées. Je m’intéresse également à la structure du remboursement, car recevoir progressivement son capital pendant trois ans n’implique pas exactement le même risque que récupérer l’intégralité de celui-ci à la toute fin du projet.

Les garanties méritent elles aussi d’être examinées sans leur donner plus de pouvoir qu’elles n’en ont réellement. Une hypothèque ou une caution peut améliorer la situation d’un créancier en cas de problème, mais cela ne signifie pas qu’il récupérera automatiquement et immédiatement 100 % de son argent. La valeur de la garantie, son rang, les autres créanciers et les procédures nécessaires peuvent avoir leur importance.

C’est précisément pour cette raison que je préfère comprendre le financement dans son ensemble plutôt que de choisir un projet simplement parce qu’il affiche deux ou trois points de rendement supplémentaires.

Pourquoi je préfère multiplier les petites expositions Il y a également une règle que j’applique de plus en plus : je préfère répartir mon exposition entre de nombreux projets plutôt que dépendre du remboursement de quelques emprunteurs.

Si une part importante de mon portefeuille était concentrée sur deux ou trois opérations, un seul problème pourrait avoir un impact considérable. En répartissant mon capital sur davantage de projets, l’objectif est qu’une difficulté individuelle reste limitée à une petite partie de l’ensemble.

Cette logique a toutefois ses limites. Posséder vingt projets immobiliers français sur la même plateforme ne constitue pas nécessairement une diversification extraordinaire, puisque tous peuvent être affectés simultanément par les mêmes difficultés économiques. C’est pour cette raison que je répartis également mes investissements entre plusieurs plateformes et plusieurs secteurs, avec notamment de l’immobilier, des entreprises et de l’agriculture.

Surtout, je ne considère pas le crowdfunding comme un portefeuille diversifié à lui tout seul. Il ne représente qu’une composante de ma stratégie globale, à côté d’autres classes d’actifs dont le fonctionnement, la liquidité et les risques sont différents.

Bienprêter, MiiMOSA, Bricks.co et La Première Brique : pourquoi j’utilise plusieurs plateformes J’ai aujourd’hui de nombreux projets répartis sur plusieurs plateformes, mais chacune me permet d’accéder à des financements différents. Bienprêter m’a notamment permis de financer différents besoins d’entreprises et projets immobiliers, tandis que MiiMOSA m’a donné accès à des projets liés au monde agricole. J’utilise également Bricks.co et La Première Brique pour certaines opérations immobilières.

Sur cette dernière, j’ai par exemple participé à deux projets affichant respectivement 11 % et 11,5 % par an sur 24 mois. Sur l’un, j’ai déjà perçu des intérêts ; sur l’autre, le projet suit encore son calendrier et je préfère donc attendre son dénouement avant d’en tirer la moindre conclusion.

C’est un principe que j’essaie de conserver dans mes contenus MoneyWakeUp : je peux expliquer pourquoi j’ai choisi un investissement et partager son évolution, mais je ne veux pas transformer un rendement théorique affiché sur une plateforme en performance personnelle tant que l’histoire n’est pas terminée.texte coloré

Alors, pourquoi est-ce que je continue ? Malgré les retards que j’ai déjà rencontrés, le crowdfunding reste une classe d’actifs que je trouve intéressante, justement parce qu’elle me permet de sortir partiellement des marchés financiers traditionnels et de financer des projets identifiables.

J’aime savoir qu’une partie de mon argent peut servir au développement d’une entreprise, à une exploitation agricole ou à une opération immobilière. J’apprécie également le potentiel de rendement de certains dossiers, mais je ne veux surtout pas tomber dans le piège qui consisterait à présenter ces rendements sans expliquer ce qui les accompagne.

Un placement affichant 10 ou 15 % n’est pas un livret bancaire amélioré. L’argent peut être immobilisé plus longtemps que prévu, un emprunteur peut rencontrer des difficultés, les intérêts peuvent être versés en retard et le capital lui-même peut être partiellement ou totalement perdu. L’AMF rappelle d’ailleurs ces différents risques aux investisseurs en financement participatif.

Mon expérience ne m’a donc pas conduit à abandonner le crowdfunding ; elle m’a plutôt appris à être beaucoup plus attentif à ce qui se trouve derrière le rendement. Aujourd’hui, je préfère accepter qu’un portefeuille diversifié comporte parfois des dossiers qui prennent du retard plutôt que de croire qu’il existe quelque part un investissement à 15 % réunissant rendement élevé, liquidité parfaite et absence de risque.

Et c’est finalement ce que je veux montrer avec MoneyWakeUp : investir ne consiste pas simplement à chercher le chiffre le plus élevé, mais à comprendre ce que l’on finance, pourquoi on est rémunéré et quels risques on accepte en échange.

Si vous souhaitez découvrir par vous-même les plateformes dont je parle dans cet article, je vous laisse ci-dessous mes liens de parrainage vers celles que j’utilise personnellement. Il ne s’agit pas d’une sélection des « meilleures plateformes » ni d’une invitation à investir : ce sont simplement celles sur lesquelles j’ai moi-même financé des projets et sur lesquelles repose le retour d’expérience présenté dans cet article.

Certains de ces liens peuvent me permettre de recevoir une prime ou un avantage si vous vous inscrivez et remplissez les conditions prévues par la plateforme ; selon les offres en cours, vous pouvez également bénéficier d’un avantage de votre côté. Utiliser ces liens permet donc éventuellement de soutenir MoneyWakeUp, sans changer mon regard sur les plateformes ni les risques des investissements proposés.

Avant d’investir, prenez surtout le temps d’étudier chaque projet indépendamment, ses risques et les conditions proposées. Une bonne expérience avec une plateforme ne signifie pas que tous les projets qu’elle propose seront de bons investissements.

Découvrir Bienprêter → https://www.bienpreter.com/parrain/U65F1C3AA20F90 Découvrir MiiMOSA → https://miimosa.com/ Code parrain : WM4FXE659 Découvrir Bricks.co → https://app.bricks.co/sign-up/BASGAM78 Découvrir La Première Brique → https://app.lapremierebrique.fr/fr/users/sign_up/2CVP97

Cet article présente mon expérience personnelle à des fins informatives et pédagogiques. Il ne constitue pas un conseil en investissement ni une recommandation personnalisée. Le crowdfunding comporte notamment des risques de perte partielle ou totale du capital, de défaut ou de retard de paiement et d’illiquidité. Les taux mentionnés dans cet article correspondent aux taux affichés ou contractuels des projets concernés et ne constituent pas une garantie de rendement futur.

La lettre MoneyWakeUp

Un email par semaine. Zéro bruit.

Analyses, ressources et prises de recul sur la liberté financière, la mobilité et la souveraineté personnelle. Désinscription en un clic.

En vous inscrivant, vous recevez le guide « La claque de ma prise de conscience financière ».

Avertissement

Je ne suis pas conseiller financier et je ne délivre aucune recommandation personnalisée. Les informations publiées sur MoneyWakeUp sont diffusées à titre strictement éducatif : je partage mon expérience, mes erreurs et ma méthode pour vous aider à éviter les mêmes pièges et à bâtir votre propre plan. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Consultez un professionnel indépendant avant toute décision.